Hélice de bateau : choisir le pas, le diamètre, la matière et le nombre de pales

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Hélice de bateau : choisir le pas, le diamètre, la matière et le nombre de pales

Ce qu'il faut retenir

L’hélice d’un bateau à moteur hors-bord transforme la rotation du moteur en poussée. Deux chiffres gravés la décrivent : le diamètre, puis le pas, exprimés en pouces. Le pas est la distance théorique parcourue en un tour. Une hélice adaptée permet au moteur d’atteindre, à pleins gaz et avec la charge habituelle, la plage de régime fixée par le constructeur : de 5 000 à 6 000 tr/min sur un Yamaha F15 (fiche technique Yamaha Motor Europe, 2019). Selon les manuels Yamaha, une hélice à petit pas convient aux charges élevées et une hélice à grand pas aux faibles charges. Yamaha fabrique des hélices en aluminium, en acier inoxydable et en résine, à 3 ou 4 pales ; ses hélices à double poussée améliorent la poussée jusqu’à 70 % en marche arrière (Yamaha, Chantey n° 149, 2013). La goupille fendue qui bloque l’écrou se remplace par une neuve à chaque remontage (manuel de l’utilisateur Yamaha). Navi France, concessionnaire Yamaha fondé en 1975 à Loupian, près de Sète, sélectionne et monte les hélices dans son atelier de l’étang de Thau.

Le pas et le diamètre gravés sur une hélice de bateau sont le point de départ de tout choix : ce guide de l’atelier Navi France, à Loupian, explique comment les lire, puis comment choisir la matière et le nombre de pales adaptés à votre moteur hors-bord.

Bien choisir l’hélice de son bateau, c’est trouver le diamètre et le pas qui laissent le moteur hors-bord atteindre son régime maximal à pleins gaz, avec la charge habituelle à bord. La matière (aluminium ou inox) et le nombre de pales (3 ou 4) règlent ensuite l’accélération et la vitesse de pointe. Ces références figurent parmi les pièces et accessoires pour moteur hors-bord de Navi France.

Navi France, fondée en 1975 à Loupian, au bord de l’étang de Thau, est concessionnaire Yamaha. Elle prépare, entretient et répare des moteurs hors-bord pour des plaisanciers comme pour des pêcheurs et des conchyliculteurs. La sélection et le montage de l’hélice font partie des prestations de son atelier de réparation de moteurs hors-bord. Pour une référence précise, appelez l’atelier au 04 67 43 84 63.

Le sujet concerne une grande partie de la flotte de plaisance. Au 31 août 2025, 74 % des 1 063 608 navires immatriculés en eaux maritimes en France métropolitaine étaient des navires à moteur, et 56 % mesuraient moins de 5 mètres (DGAMPA, Chiffres clefs du nautisme 2020-2025). En Occitanie, la part des navires à moteur atteint 79 % (même source).

Qu’est-ce que l’hélice d’un bateau ?

L’hélice d’un moteur hors-bord propulse le bateau. Montée au bout de l’arbre d’hélice, à l’arrière de l’embase du moteur hors-bord, elle tourne dans l’eau et la chasse vers l’arrière : le bateau avance. Quand le moteur passe en marche arrière, elle sert à reculer ou à casser l’erre.

Yamaha la décrit comme un accessoire qui pèse directement sur les performances du moteur, et donc sur celles du bateau. Pour le constructeur, la bonne hélice dépend de la taille et du poids du bateau, de la forme de sa coque et de la charge qu’il transporte d’habitude (Yamaha Motor, Chantey n° 134, mars 2011).

Comment s’appellent les parties d’une hélice ?

On parle simplement d’hélice, parfois d’hélice propulsive. Son vocabulaire tient en quelques mots, utiles pour commander une pièce ou lire un devis :

  • les pales, qui « mordent » dans l’eau ;
  • le moyeu, la partie centrale, dont l’intérieur porte des cannelures qui s’engagent sur celles de l’arbre ;
  • l’arbre d’hélice, qui sort de l’embase et transmet la rotation du moteur ;
  • la rondelle de poussée, placée entre l’embase et l’hélice ;
  • l’entretoise et la rondelle, présentes sur certains modèles entre l’hélice et l’écrou ;
  • l’évacuation des gaz d’échappement dans la tuyère entre le moyeux et les pales  
  • l’écrou d’hélice et la goupille fendue, qui tiennent l’ensemble en place.

Hélice ou turbine : quelle différence ?

Le mot « turbine » désigne deux choses différentes sur un bateau.

Dans le premier cas, il s’agit d’une propulsion par jet d’eau, ou hydrojet. Une pompe logée dans la coque aspire l’eau sous le bateau et la rejette à l’arrière sous pression. Il n’y a pas d’hélice exposée : c’est le principe des scooters des mers. L’hélice, elle, travaille à l’extérieur, en eau libre.

Dans le second cas, la « turbine » est la petite roue à ailettes souples de la pompe à eau qui refroidit le moteur hors-bord. Elle ne propulse rien, mais elle s’use et se remplace lors des révisions. Navi France vend des turbines de pompe à eau Yamaha pour de nombreux modèles.

Comment lire les chiffres gravés sur une hélice ?

Une hélice porte des chiffres gravés ou moulés. Le format habituel donne deux valeurs en pouces : le diamètre, puis le pas. Une hélice marquée « 13 ¾ x 21 » mesure ainsi 13 pouces ¾ de diamètre pour 21 pouces de pas. Certaines références ajoutent le nombre de pales, une lettre de série ou le sens de rotation.

Prenons un cas réel. L’hélice Yamaha 6E0-45949-00 vendue par Navi France mesure 7 ¼ pouces de diamètre (18,4 cm) pour 6 ½ pouces de pas (16,5 cm). Elle a 3 pales en aluminium, un moyeu à 9 cannelures, et se monte notamment sur les Yamaha 4 temps F4A, F4B, F5A et F6C (fiche produit Navi France).

Le diamètre

Le diamètre correspond au cercle que décrivent les extrémités des pales en tournant. Il dépend d’abord du moteur : en 2013, Yamaha indiquait concevoir et fabriquer ses hélices d’origine pour des modèles précis de sa gamme, alors comprise entre 2 et 450 ch (Yamaha Motor, Chantey n° 149, octobre 2013). On ne choisit donc pas un diamètre au hasard, mais parmi les tailles prévues pour son moteur.

Le pas

Le pas est la distance théorique que l’hélice parcourrait en un tour si elle avançait dans un solide, à la manière d’une vis dans du bois. Dans l’eau, elle glisse un peu et avance moins. Un grand pas vise la vitesse ; un petit pas favorise la poussée au démarrage. L’atelier Navi France le résume ainsi : le pas se choisit en fonction du bateau et de la vitesse attendue, et les hélices de petit pas servent aux bateaux qui naviguent à faible vitesse (page Atelier de Navi France).

Le sens de rotation

Une hélice tourne à droite ou à gauche. Pour un montage bimoteur, Yamaha prévoit des modèles à contre-rotation, afin que les deux hélices tournent en sens opposés (Chantey n° 134). Navi France propose par exemple le Yamaha 150 ch contre-rotation LF150XSA. Une hélice de rotation droite ne remplace pas une hélice de rotation gauche : vérifiez ce point avant toute commande.

À retenir

Avant d’acheter une hélice, relevez les chiffres gravés sur l’ancienne et le numéro de série du moteur. Navi France demande ce numéro de série pour confirmer la compatibilité d’une pièce (fiche produit Navi France).

Comment choisir la bonne hélice pour son bateau ?

Le point de départ : le régime à pleins gaz

Chaque moteur hors-bord a une plage de régime à pleins gaz, donnée par le constructeur. Chez Yamaha, elle va par exemple de 5 000 à 6 000 tr/min sur le F15 (fiche technique Yamaha Motor Europe F15, 2019) comme sur le F150D (fiche technique Yamaha Motor Europe F150D, 2017). Une hélice adaptée laisse le moteur atteindre cette plage, bateau chargé comme pour une sortie normale.

Yamaha donne la règle dans ses manuels : une hélice à petit pas convient mieux aux charges élevées, parce qu’elle aide le moteur à garder le bon régime ; une hélice à grand pas convient mieux aux faibles charges. Le constructeur ajoute que ses distributeurs disposent de différents modèles et peuvent conseiller puis installer l’hélice adaptée à l’usage (manuel de l’utilisateur Yamaha 9.9F et 15F, réf. 63V-28199-78-F0, rubrique « Sélection de l’hélice »).

Les signes d’une hélice mal dimensionnée

Yamaha relie plusieurs symptômes à une hélice dont la taille ne correspond pas au moteur et au bateau (Chantey n° 134) :

  • le moteur n’atteint pas son régime maximal, ou monte au contraire trop haut ;
  • le bateau met longtemps à déjauger ;
  • il n’atteint pas sa vitesse de pointe ;
  • il devient déséquilibré une fois chargé du nombre de passagers prévu.

Le manuel de l’utilisateur va plus loin : une hélice inadaptée peut altérer gravement les performances du moteur (manuel de l’utilisateur Yamaha F4A, réf. 68D-F8199-74-F0, rubrique « Sélection de l’hélice »).

Comment calculer la bonne hélice pour son bateau ?

Aucune formule ne remplace l’essai sur l’eau. Le calcul part d’une mesure, en quatre étapes :

  1. Chargez le bateau comme pour une sortie habituelle : passagers, carburant, matériel.
  2. Sur une eau calme, passez à pleins gaz et notez le régime maximal affiché par le compte-tours.
  3. Comparez ce chiffre à la plage indiquée dans le manuel ou la fiche technique du moteur.
  4. Si le régime reste sous la plage, passez à un pas plus petit. S’il la dépasse, passez à un pas plus grand.

Le diamètre se choisit ensuite parmi les tailles prévues pour le moteur. À l’atelier, Navi France prend aussi en compte le nombre de pales, leur profil et leur surface, la cuvette et l’angle d’attaque (page Atelier de Navi France). C’est pourquoi deux bateaux équipés du même moteur ne reçoivent pas forcément la même hélice.

Quel pas d’hélice selon l’usage du bateau ?

Le pas règle le compromis entre force au démarrage et vitesse de pointe. Le tableau ci-dessous rassemble les orientations données par Yamaha et par l’atelier Navi France. Il sert de point de départ ; l’essai à pleins gaz reste la vérification finale.

UsageOrientationRaisonSource
Bateau léger, peu chargéPas plus grand, si le moteur atteint toujours sa plage de régimeUn grand pas convient aux faibles chargesManuel de l’utilisateur Yamaha
Bateau chargé, travail en mer (pêche, conchyliculture)Pas plus petitUn petit pas aide à garder le bon régime sous forte chargeManuel de l’utilisateur Yamaha
Navigation à faible vitessePetit pasLes hélices de petit pas servent aux bateaux qui naviguent à faible vitesseAtelier Navi France
Ski nautique, wakeboardHélice 4 palesAccélérations améliorées, qualité adaptée au ski nautique et au wakeboardYamaha, Chantey n° 149
Voilier, bateau lourd avec moteur forte pousséeHélice à double pousséePoussée améliorée jusqu’à 70 % en marche arrière et 10 % en marche avantYamaha, Chantey n° 149

Quelle hélice pour aller plus vite ?

Pour gagner en vitesse de pointe, la piste habituelle consiste à monter en pas, à une condition : le moteur doit toujours atteindre sa plage de régime à pleins gaz. Si le régime tombe sous cette plage, le pas est trop grand pour la charge, et le bateau ne va pas plus vite.

La matière compte aussi. Selon Yamaha, l’acier inoxydable permet des pales plus fines, efficaces et durables que l’aluminium (Chantey n° 149). La forme de la carène joue enfin un rôle, comme l’explique notre guide pour choisir son premier bateau selon son programme de navigation.

Aluminium, inox ou résine : quels sont les différents types d’hélices ?

Pour un moteur hors-bord, on classe d’abord les hélices par matière. Yamaha en emploie trois : l’aluminium, l’acier inoxydable, noir ou poli, et le plastique, aussi appelé résine (Chantey n° 134 et Chantey n° 149). En 2011, le constructeur annonçait 15 séries d’hélices, soit 200 variantes au total, pour couvrir les bateaux polyvalents, la pêche au large ou en eau douce, le transport de lourdes charges et les montages bimoteurs (Chantey n° 134).

L’hélice en aluminium

Yamaha décline ses hélices en aluminium en formes variées, selon la puissance, l’usage et le marché de chaque moteur. Le constructeur cite un exemple sur ses hors-bord de 15 ch : la référence 683 sert surtout à atteindre une vitesse de pointe élevée, tandis que la 63V est conçue pour pousser de lourdes charges (Chantey n° 149). Même puissance, usages opposés.

La boutique Navi France propose des hélices Yamaha en aluminium, dont des modèles des séries 683 et 63V.

L’hélice en acier inoxydable

Dans son bulletin d’octobre 2013, Yamaha présente deux familles en inox. La série noire, en acier inoxydable recouvert de peinture noire, est présentée comme un choix judicieux pour un usage général, avec un bon rapport coût/efficacité. Les hélices en inox poli, aux performances plus pointues selon le constructeur, sont conçues pour les moteurs à partir de 150 ch. Parmi elles, la série Reliance est mise en avant pour sa résistance à la corrosion (Chantey n° 149).

Les hélices spécialisées : SDS et double poussée

Certains moteurs Yamaha de forte puissance reçoivent des hélices SDS, pour Shift Dampener System. Leur moyeu absorbe une grande partie du choc produit au passage des vitesses, ce qui rend les changements de marche plus doux et plus silencieux (Chantey n° 134). Yamaha a ensuite développé des hélices SDS pour des moteurs V6 et des moteurs moins puissants (Chantey n° 149).

Les hélices à double poussée, ou Dual Thrust, visent les voiliers et les bateaux à fort déplacement. Leur moyeu éloigne les gaz d’échappement des pales, qui travaillent ainsi en eau « propre ». Yamaha annonçait en 2013 une poussée améliorée jusqu’à 70 % en marche arrière et 10 % en marche avant, et associait cette série à ses moteurs forte poussée FT9.9, FT25 et FT60 (Chantey n° 149). Navi France vend des moteurs Yamaha forte poussée, comme le Yamaha 9,9 ch forte poussée.

Type d’héliceCe qu’en dit YamahaUsage cité par Yamaha
AluminiumFormes variées selon la puissance, l’usage et le marché du moteurVitesse (série 683) ou fortes charges (série 63V) sur un 15 ch
Inox noirPales plus fines, efficaces et durables qu’en aluminiumUsage général
Inox poliPerformances plus pointuesMoteurs à partir de 150 ch
Inox poli, série RelianceRésistance à la corrosion, version SDS disponibleMoteurs de forte puissance
Double poussée (alliage blanc)Poussée améliorée jusqu’à 70 % en marche arrière et 10 % en marche avantVoiliers et bateaux à fort déplacement, moteurs FT9.9, FT25 et FT60
Source du tableau : Yamaha Motor, Chantey n° 149, octobre 2013.

Hélice à 2, 3 ou 4 pales : laquelle choisir ?

Yamaha présente l’hélice 3 pales comme la configuration courante et propose des 4 pales pour élargir les possibilités selon l’usage (Chantey n° 149).

Hélice 3 ou 4 pales : que choisir ?

Dans ce même bulletin de 2013, les hélices 4 pales de Yamaha sont en inox poli. Le constructeur les décrit comme adaptées aux conditions plus difficiles, avec des accélérations améliorées, une qualité utile pour le ski nautique et le wakeboard. La série Saltwater II SDS existe elle aussi en 4 pales (Chantey n° 149). La 3 pales couvre l’usage général ; la 4 pales se justifie quand l’accélération et la tenue en conditions difficiles passent en premier.

Hélice 2 ou 3 pales : quelle différence ?

La documentation Yamaha consultée pour ce guide ne décrit pas d’hélice 2 pales pour les moteurs hors-bord de la marque : les gammes présentées se composent d’hélices à 3 et à 4 pales. Si votre moteur porte une hélice 2 pales, apportez-la à l’atelier avec le numéro de série du moteur. Le bon remplacement dépend d’abord de la compatibilité avec l’arbre et l’embase, avant le nombre de pales.

À retenir

3 pales pour un usage général, 4 pales quand l’accélération et les conditions difficiles priment : c’est la distinction faite par Yamaha (Chantey n° 149).

Comment entretenir l’hélice et l’arbre d’hélice ?

Les manuels de l’utilisateur Yamaha placent l’hélice et sa goupille fendue dans le tableau d’entretien périodique, avec une inspection et un remplacement si nécessaire (manuel de l’utilisateur Yamaha F4A, réf. 68D-F8199-74-F0). Voici les contrôles à faire.

Contrôler les pales avant chaque sortie

Un coup d’œil suffit : pale tordue, entaillée, bord ébréché. Une pale déformée déséquilibre l’hélice. Pour l’atelier Navi France, les vibrations qui en résultent peuvent endommager les joints spi de l’embase et laisser l’eau atteindre les engrenages.

Pensez aussi aux anodes. Ces pièces sacrificielles protègent l’arbre d’hélice et l’embase contre la corrosion électrochimique, à condition d’être remplacées avant d’être trop usées, comme l’explique notre article sur la protection du bateau contre l’humidité et la corrosion.

Retirer le fil de pêche de l’arbre

Un fil de pêche peut s’enrouler autour de l’arbre, derrière le moyeu : il faut déposer l’hélice pour le voir. L’atelier Navi France recommande ce contrôle, car le fil coupe les joints et provoque des fuites d’huile d’embase. À l’hivernage, la vidange de l’embase sert aussi de vérification : de l’eau dans l’huile signale un joint défectueux, comme le rappelle notre guide pratique de l’hivernage du bateau.

Graisser l’arbre et les cannelures

À chaque remontage, nettoyez les cannelures et appliquez de la graisse marine Yamaha ou une graisse anticorrosion sur l’arbre d’hélice, comme le demande le manuel Yamaha. Sans graisse, le sel peut bloquer l’hélice sur l’arbre et compliquer le démontage suivant.

Inspecter l’hélice à la sortie de l’eau

La mise au sec pour l’hiver est le bon moment pour un contrôle complet. Le nettoyage de la coque à la sortie de l’eau permet d’inspecter en même temps la coque, l’hélice et les passe-coques, une étape détaillée dans nos conseils pour l’hivernage du moteur et de la coque. Navi France propose aussi le gardiennage et l’hivernage des bateaux.

Quand et comment changer la goupille d’hélice ?

La goupille fendue traverse l’écrou d’hélice et l’arbre. Elle empêche l’écrou de se dévisser. Yamaha demande d’utiliser une goupille fendue neuve à chaque installation de l’hélice et d’en replier correctement les extrémités ; sans cela, l’hélice risque de se détacher en cours d’utilisation et d’être perdue (manuel de l’utilisateur Yamaha 9.9F et 15F, réf. 63V-28199-78-F0). Remplacez-la donc à chaque démontage, et dès qu’elle montre de la corrosion ou des signes de fatigue.

Ne la confondez pas avec la goupille de cisaillement qui équipe certains petits moteurs. Celle-ci est conçue pour se rompre quand l’hélice heurte un obstacle dur, afin de protéger l’hélice et son mécanisme d’entraînement ; elle doit alors être remplacée (même manuel).

Les goupilles d’origine Yamaha se trouvent parmi les accessoires d’hélice de la boutique Navi France, par exemple la goupille 91490-25030-00 pour les moteurs F2.5A à F6C.

Changer l’hélice et la goupille, étape par étape

Avant de commencer, arrêtez le moteur, mettez l’inverseur au point mort, retirez la clé de contact et le cordon coupe-circuit. Prévoyez une goupille neuve, de la graisse marine, une pince, une cale en bois et une clé adaptée à l’écrou, comme la clé d’écrou d’hélice pour les moteurs F80D à XF450.

  1. Redressez les pattes de l’ancienne goupille fendue et extrayez-la à la pince.
  2. Glissez la cale en bois entre une pale et la plaque anti-cavitation pour bloquer l’hélice, puis dévissez l’écrou. Déposez l’écrou, la rondelle et l’entretoise si votre moteur en a une.
  3. Retirez l’hélice, puis la rondelle de poussée.
  4. Nettoyez l’arbre et ses cannelures, vérifiez l’absence de fil de pêche, puis graissez l’arbre.
  5. Remettez la rondelle de poussée avant l’hélice. Yamaha prévient qu’en l’oubliant, on risque d’endommager le carter inférieur et le moyeu de l’hélice.
  6. Remontez l’hélice, l’entretoise, la rondelle et l’écrou, puis serrez l’écrou au couple indiqué dans le manuel de votre moteur.
  7. Alignez une encoche de l’écrou avec l’orifice de l’arbre, insérez la goupille neuve et écartez ses deux pattes en sens opposés.

Le couple de serrage varie d’un modèle à l’autre. En cas de doute, confiez l’opération à l’atelier.

À retenir

Une goupille fendue ne se réutilise pas. Montez toujours la rondelle de poussée avant l’hélice et serrez l’écrou au couple indiqué par le manuel.

Avant de changer l’hélice de son bateau : la liste de contrôle

Changer l’hélice de son bateau se prépare en cinq points :

  • relevez les chiffres gravés sur l’hélice actuelle et le numéro de série du moteur ;
  • notez le régime maximal atteint à pleins gaz, avec la charge habituelle ;
  • comparez-le à la plage indiquée par le constructeur ;
  • choisissez la matière et le nombre de pales selon l’usage : vitesse, charge ou ski nautique ;
  • prévoyez une goupille neuve et de la graisse marine pour le remontage.

Pourquoi confier le choix de l’hélice à l’atelier Navi France ?

Jean-Paul Lopez a fondé Navi France en 1975 à Loupian, entre Mèze et Bouzigues, au bord de l’étang de Thau. L’entreprise s’est construite autour de l’entretien et de la réparation des moteurs hors-bord des pêcheurs et des conchyliculteurs de la région. Selon Navi France, leurs moteurs tournent en moyenne 1 000 heures par an, contre 17 heures pour la plaisance, et l’entreprise décrit ces professionnels comme un banc d’essai permanent (page Qui sommes-nous de Navi France).

La sélection et le montage de l’hélice font partie de la préparation des bateaux neufs et d’occasion. L’atelier y étudie le pas, le diamètre, le nombre de pales, leur profil, leur surface, la cuvette et l’angle d’attaque, pour une navigation plus silencieuse et mieux maîtrisée (page Atelier de Navi France).

Concessionnaire Yamaha, Navi France entretient les moteurs de la marque. D’après sa page Atelier, lui confier l’entretien de son moteur Yamaha donne accès aux extensions de garantie de la marque sur la deuxième et la troisième année (page Atelier de Navi France).

Jean-Paul Lopez a aussi pratiqué la compétition de ski nautique de vitesse, comme pilote, préparateur et constructeur de bateaux de course. Il en parle ainsi : « Ce vécu m’a appris beaucoup de subtilités que je n’oublie jamais d’appliquer dans mes montages. » (page Qui sommes-nous)

Le site de Loupian couvre 6 250 m², dont un hangar couvert de 1 500 m² (page Qui sommes-nous). Navi France est aussi présente à Sète.

Contacter l’atelier Navi France

Navi France, Route Nationale 113, chemin de la Croix Neuve, 34140 Loupian. Téléphone : 04 67 43 84 63.

Questions fréquentes sur l’hélice de bateau

Ces questions viennent de recherches réelles sur Google, relevées avec l’outil AlsoAsked en septembre et octobre 2026. Chaque réponse tient en quelques lignes et renvoie à la partie de l’article qui la développe. Pour un cas précis, l’atelier Navi France répond au 04 67 43 84 63.

Celle qui permet au moteur d’atteindre la plage de régime à pleins gaz indiquée par le constructeur, avec la charge habituelle à bord. Aucun modèle ne convient à tous les bateaux : Yamaha fait dépendre le choix de la taille et du poids du bateau, de la forme de la coque et de la charge transportée (Yamaha, Chantey n° 134, 2011).

Pour un moteur hors-bord, on distingue trois matières : l’aluminium, l’acier inoxydable et le plastique, ou résine. Ce sont les matériaux des hélices d’origine Yamaha (Yamaha, Chantey n° 134 et n° 149, 2011 et 2013). S’y ajoutent des versions spécialisées, comme les hélices SDS ou à double poussée.

On parle d’hélice, ou d’hélice propulsive. Ses éléments sont les pales, le moyeu et ses cannelures, montés sur l’arbre d’hélice et tenus par l’écrou et la goupille fendue. La turbine désigne autre chose : une propulsion par jet d’eau, ou la roue de la pompe de refroidissement.

Les documents Yamaha consultés ne décrivent pas d’hélice 2 pales pour les hors-bord de la marque : Yamaha présente la 3 pales comme la configuration courante et propose des 4 pales pour certains usages (Yamaha, Chantey n° 149, 2013). Pour remplacer une hélice 2 pales, l’atelier vérifie d’abord la compatibilité avec l’arbre et l’embase.

La 3 pales couvre l’usage général. Yamaha décrit la 4 pales, en inox poli, comme adaptée aux conditions difficiles, avec des accélérations améliorées pour le ski nautique et le wakeboard (Yamaha, Chantey n° 149, 2013).

Chargez le bateau normalement, passez à pleins gaz sur une eau calme et relevez le régime maximal. Sous la plage du constructeur, réduisez le pas ; au-dessus, augmentez-le. Sur un Yamaha F15, cette plage va de 5 000 à 6 000 tr/min (fiche technique Yamaha Motor Europe, 2019).

Un pas plus grand, à condition que le moteur atteigne toujours sa plage de régime à pleins gaz. Si le régime chute sous cette plage, le pas est trop grand. Selon Yamaha, l’inox permet aussi des pales plus fines, efficaces et durables que l’aluminium (Yamaha, Chantey n° 149, 2013).

L’hélice travaille à l’extérieur, au bout de l’arbre du moteur. Une propulsion à turbine, ou hydrojet, aspire l’eau sous la coque et la rejette à l’arrière grâce à une pompe interne, sans hélice exposée. Sur un hors-bord, la « turbine » désigne aussi la roue de la pompe à eau de refroidissement.

Oui. Yamaha demande une goupille fendue neuve à chaque installation de l’hélice, avec les extrémités correctement repliées. Sinon, l’hélice peut se détacher en navigation et être perdue (manuel de l’utilisateur Yamaha).

Navi France, concessionnaire Yamaha à Loupian, à quelques minutes de Sète, vend des hélices et des accessoires d’hélice Yamaha. Son atelier sélectionne et monte l’hélice lors de la préparation des bateaux et de l’installation des moteurs. Contact : 04 67 43 84 63, Route Nationale 113, chemin de la Croix Neuve, 34140 Loupian.

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